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Tome douzième.
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55o CE QUE LES CITOYENS ONT MIOIT ü’aTTENDRE

véritables conspirations, comme celle du camp deJalès, comme celle qui vient d’éclater dans les dé-partements de la Vendée, de la Mayenne, de laLoire; la seconde, en fomentant toutes les causesde division ou d’anarchie, sans cherchera donneraucune direction aux mouvements qui peuvent enrésulter. Cette seconde manière, qu’ils emploientavec succès, depuis 1789 au moins, est peut-être laplus dangereuse, parce que se bornant alors à flatter,à exaspérer les passions de tous les partis, à pro-pager toutes les fausses opinions, leurs agents seconfondent avec les citoyens égarés, avec les intri-gants de toutes les classes.

Ils cherchent à diviser d’intérêt les riches et lespauvres, dont cependant l’intérêt commun est l’éta-blissement de l’ordre et la prospérité publique. Ilsexcitent la défiance des uns et la haine des autres,parce qu’ils savent que c’est là l’écueil fatal contrelequel ont échoué les efforts des peuples qui ontvainement voulu reconquérir la liberté ou la con-server; parce qu’ils savent qu’en Angleterre, c’esten calomniant les niveleurs, c’est en les accusant devouloir attenter aux propriétés, qu’on parvint àrendre odieux ceux qui, connaissant la vraie liberté,savaient par quel moyen il fallait l’assurer à leur pa-trie; ceux enfin qui voulaient sincèrement établirune constitution républicaine.

Ils calomnient les amis de la liberté, et s’achar-nent avec plus de fureur contre ceux qui, capablesde former des plans et de les suivre, pourraient,s’ils avaient la confiance du peuple, sauver l’E-