DE LEURS REERIiSErfTANTS.
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voir des soldats braves, attachés àla cause commune,que de rassembler un grand nombre de soldats. Lesrois, avec leur discipline servile et barbare, peuventformer d’assez bonnes troupes avec des hommes sanscourage, enrôlés malgré eux, indifférents au partiqu’ils défendent; mais les défenseurs d’un peuplelibre doivent être des citoyens d’élite, des hommesqu’on punisse en leur refusant l’honneur de servirla patrie, et non en les forçant de rester sous leursdrapeaux. Le patriotisme du soldat n’a existé nullepart, pas même à Rome, sans la confiance dans seschefs. Ainsi, tout homme qui, par de vaines décla-mations, par des délations sans preuves, a l’impru-dence ou la perfidie d’affaiblir cette confiance, sertla cause de nos ennemis, et trahit celle de la liberté.
C’est aux généraux à veiller sur la conduite deschefs particuliers ; c’est aux représentants du peupleà veiller sur les généraux; mais la défiance du sol-dat, nécessairement peu éclairée, ne peut être quedangereuse.
Il faut donc que cette vigilance des législateurssoit assez active pour dissiper toutes les inquiétudespour mériter que tous les soupçons des bons ci-toyens soient déposés dans le sein de leurs repré-sentants.
Suppléons au nombre des soldats par la force etl’adresse de notre artillerie; cherchons à étonner laroutine de nos adversaires par de nouveaux moyensd’attaque et de défense.
Les finances exigent tous les soins des représen-tants du peuple. Jamais une nation n’a fait la guerre