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Tome douzième.
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56o CE QUE LES CITOYENS ONT DROIT d’aTTENDRE

liberté, lorsqu’après de longues agitations, le retourde l’ordre devient un besoin impérieux pour la géné-ralité du peuple.

V. Les divisions qui se sont montrées dans laConvention, ont affaibli d’autant plus l’autorité dela représentation nationale, qu’elles n’ont pas defondement réel, et qu’aucun caractère constant n’yfait reconnaître une majorité habituelle.

Tous les membres ont un même objet : l’établis-sement d’une république fondée sur l’égalité et lemaintien de la plus entière unité.

Personne n’a songé, ni à partager la France en ré-publiques confédérées, ni à soumettre les départe-ments à la capitale, ni à établir, sous une formequelconque, une autorité indépendante de la repré-sentation nationale.

Des discours indiscrets , des exagérations dontquelques hommes se sont fait une malheureusehabitude, ont pu donner à ces accusations un pré-texte que la haine et la prévention ont évidemmentsaisi.

Comment donc des députés, dont les intentionssont les mêmes, peuvent-ils paraître divisés en partisviolemment opposés? Le voici:

Dans les premiers temps de la révolution, quel-ques courtisans, quelques intrigants du parlementou de la cour, se jetèrent dans le parti populaire, ledominèrent quelques instants, et surtout exercèrentleur influence sur les sociétés des amis de la cons-titution. Ces hommes y portèrent cet art de la ca-lomnie dont ils avaient l’habitude, et dont ils con-