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Tome douzième.
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DK LEURS REPRESENTANTS.

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naissaient toutes les ruses. Ne pouvant, ni entraînerpar leur éloquence, ni triompher dans les discussionspar leurs lumières ou leurs talents, ils employèrentleur adresse à supposer à leurs adversaires ou àleurs rivaux des intentions secrètes et perverses. Aulieu de prouver leur opinion, de résoudre les objec-tions qu’on leur proposait , ils trouvaient plus courtd’établir que ceux qui n’étaient pas de leur avis trahis-saient la cause du peuple, et voulaient détruire laliberté. Les conséquences, souvent fausses, qu’ils at-tribuaient aux opinions contraires aux leurs, étaienttoujours présentées comme l’intention formelle deceux qui soutenaient ces opinions. Avant qu’onagitât même une question, ils en avaient fait, poul-ies citoyens, une affaire de parti. Des villes, situéesaux extrémités de la France, avaient émis leur vœu,et l’Assemblée constituante n’avait pas eu encorele temps d’examiner.

Un décret obtenu par ces moyens était célébrécomme une victoire; on paraissait vouloir subjuguerles législateurs et non les persuader; on donnaitmême souvent l’air d’un triomphe à ce qui n’étaitque le simple résultat de l’opinion générale.

L’impulsion une fois donnée a dû se perpétuer,parce que les ennemis intérieurs ou étrangers de laliberté française, ont senti quelle ressource ils enpouvaient tirer pour égarer les citoyens , pour avilirles assemblées nationales.

Ainsi, une recherche puérile sur les intentionsdes hommes, a remplacé l’examen réfléchi des objetsen eux-mêmes. Ainsi, les plus grandes questions ontXII.

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