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Tome douzième.
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sur l’impôt progressif.

Il est donc nécessaire à la prospérité communede régler l’impôt progressif de manière à ne rendrepas inutile, pour un individu, l’acquisition d’unenouvelle portion de terre, ^e placement d’un nou-veau capital, à ne point l’obliger de chercher dansles fonds étrangers, dans l’agiotage, l’emploi de sesfonds, à ne pas lui donner la tentation de cacher safortune par de fausses ventes.

Supposons maintenant que pour 3 o,ooo liv. onacquière communément un bien-fonds rapportant1,000 liv., on sent qu’il ne peut être question qued’un terme moyen; ainsi, les uns ont acquis pourcette même somme jusqu’à 1,100 liv., et les autresseulement 900 liv. de revenu.

Dès lors qu’arriverait-il à l’homme riche qui, enachetant un bien, payerait un impôt additionnel d’undixièmePRien, sinon d’être obligé ou d’attendre uneoccasion plus favorable, s’il veut placer au tauxcommun, ou de se contenter d’un intérêt un peumoindre. On fait de plus grands sacrifices à la con-venance.

De même, quel avantage trouverait un homme àchanger sa manière de vivre, s’il ne perdait, en fai-sant connaître sa fortune, qu’une petite portion deses jouissances, et par conséquent que celle où iltiendrait le moins? Par cette raison, il faut encoreque l’intérêt de cacher sa fortune, produit par l’impôtprogressif, n’ajoute pas trop à celui que donnaitdéjà la masse de l’impôt plus général.

Avec ces précautions, l’impôt progressif non-seu-lement est juste, mais il est utile, parce qu’il sou-