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Tome douzième.
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654
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654 AUX CITOYENS FRANÇAIS,

priorité pour celui du comité de constitution ; et laConvention, libre encore, l’a jugé digne de cette pré-férence.

Le second plan, rédigé à la hâte par cinq com-missaires désignés par le comité de salut public, aété amendé et accepté par ce comité dans une seuleséance.

L’assemblée l’a décrété ensuite après une faible dis-cussion, et des variations complaisamment accueillies.

Mais dans quel temps ce travail a-t-il été rédigé etaccepté? Dans un moment où la liberté des repré-sentants du peuple avait été ouvertement outragée;où, entourés de soldats, retenus par la force desarmes dans le lieu de leurs séances, ils avaient étécontraints, pour éviter un plus grand crime, d’or-donner l’arrestation de 27 de leurs collègues, et oùdès lors l’intégrité de la représentation nationale nesubsistait plus; dans un moment où la liberté dela presse était anéantie par des censures inquisito-riales, par le pillage des imprimeries; où le secretdes lettres était violé avec une audace que jamais ledespotisme n’avait connue, où par conséquent iln’existait de liberté, ni au dedans, ni au dehors del’assemblée, pour aucune des manières connuesd’exprimer sa pensée et de manifester la vérité. Etnon-seulement ces outrages n’ont point été réparés,ces crimes sont restés impunis, mais le jour où lanouvelle constitution devait définitivement être pré-sentée, a été signalé par de nouveaux attentats.

Si donc on demande dans lequel des deux plansde constitution le peuple français peut reconnaître