SUR LA NOUVELLE CONSTITUTION. 655
le vœu de la Convention nationale, il est évident quec’est uniquement dans le premier. Ne croiriez-vouspas mieux connaître mes intentions, par ce que vousexposerait un homme à qui j’aurais donné ma con-fiance dans un moment où j’étais libre, que si jevous les manifestais directement, mais sous la dictéede la tyrannie?
Examinons maintenant les deux plans en eux-mêmes.
On a reproché avec justice au premier de con-tenir des articles qui auraient dû n’être que ré-glementaires ; et sans doute ils auraient pu êtreremplacés par un petit nombre de prescriptionsgénérales, qui, renfermant l’esprit de ces articles,marquant le but qu’ils devaient atteindre , auraientassuré aux citoyens une égale garantie de leurs droits,à la République les mêmes gages d’une prospéritédurable.
La nouvelle constitution est plus courte : mais cen’est point en surmontant les difficultés, c’est enles éludant qu’on a obtenu cette brièveté; c’est ensubstituant à des détails d’organisation, non les prin-cipes dont ces détails doivent être la conséquence,mais des maximes insignifiantes et vagues.
L’égalité des droits politiques entre les citoyens,la facilité de les acquérir, la distinction des assem-blées primaires où le peuple exerce la souveraineté,d’avec toutes les autres réunions politiques; l’unitédu corps législatif; le fréquent renouvellement desfonctionnaires publics ; l’étendue donnée aux élec-tions populaires; l’éligibilité commune à tous pour