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Tome douzième.
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Ai;x CITOYENS FiUNÇAlS,

associations particulières, n’aurait rien inventé demieux que ce résultat delà précipitation et du défautde réflexion.

Que signifie cette liberté laissée à chaque citoyen devoter à haute voix ou par écrit, suivant sa fantaisie,comme si les mêmes actes faits en vertu du mêmedroit ne doivent pas être soumis à une même forme,comme si le maintien de la liberté et de l’égalité nel’exigeait pas? A-t-on voulu s’assurer par là qu’au-cune élection ne serait ni régulière, ni paisible?

Le conseil exécutif, dans le premier projet, étaitdans une dépendance du corps législatif aussi grandeque la nécessité de n’établir aucun pouvoir arbitraireavait pu le permettre. Par là, l’unité de volonté etd’action était conservée. Le petit nombre des mem-bres du conseil suffisait pour répondre à l’activitédes opérations.

On lui donnait tous les moyens de vigilance etd’action, mais aucun pouvoir direct. Fort, quand ilobéissait à l’impulsion de la représentation nationale,il s’anéantissait devant elle, du moment où il auraitessayé de s’en séparer.

Peut-être aurait-il fallu, du moins pendant quel-ques années, donner au corps législatif la fonctionde faire la liste de présentation pour les membresdu conseil; mais l’inconvénient d’ailleurs passagerde la confier à l’universalité des citoyens serait bienmoins grave qu’il ne le paraît au premier coupd’œil.

Croit-on que la France ne renferme que deshommes dont la médiocrité ne puisse atteindre à