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Tome douzième.
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67O AUX CITOYENS FRANÇAIS,

doivent y affecter une sorte de prépondérance, etce sont autant de raisons pour en éloigner leshommes chargés de préparer les lois constitution-nelles; car, par cette seule disposition , toute jalou-sie cesserait, tous les soupçons disparaîtraient. Cettemême ville conserverait ses avantages; mais elle lesconserverait, parce que des hommes soustraits à soninfluence auraient jugé loin d’elle que l’utilité com-mune le demandait, et que la nation entière l’au-rait jugé comme eux.

Cette séparation salutaire était dans le nouveauplan , mais elle en a disparu.

Dans celui qui a été décrété, la fonction de pré-parer les réformes constitutionnelles est unie auxfonctions déjà si étendues du corps législatif, et, parcela seul, toute tentative de réforme devient l’épo-que d’une révolution nouvelle, comme si on avaitvoulu dégoûter le peuple de perfectionner sa libertéet ses lois.

C’est sous l’influence du chef-lieu national queces réformes seront toujours préparées, comme sion avait voulu éterniser ces semences de divisionet de haines qui nous sont aujourd’hui si fu-nestes.

D’ailleurs, la nouvelle constitution n’est pas né-cessairement soumise à un examen après un espacede temps déterminé; et comme, d’un autre côté,la réforme doit nécessairement en être orageuse,on consacre en quelque sorte la perpétuité des vicesde cette constitution ; on s’assure qu’ils ne serontattaqués qu’après être devenus insupportables, et