SERTORIUS, ACTE V, SCÈNE VIII.
CELSUS.
Oui, seigneur ; le perfideA vu plus de cent bras punir son parricide ;
Et livré par votre ordre à ce peuple irrité,
Sans rien dire....
POMPÉE.
* Il suffît, Rome est en sûreté ;
Et ceux qu’à me haïr j’avais trop su contraindre,
que Corneille parait dans toute sa grandeur. Mon admirationpour ce rare génie ne m’empêchera point de suivre ici le de-voir que je me suis prescrit, de marquer avec autant de fran-chise que d’impartialité ce qui me parait défectueux, aussi bienque ce qui me semble sublime. Autant les injures des d’Aubi-gnac et de ceux qui leur ressemblent sont méprisables, autanton doit aimer un examen réfléchi, dans lequel on respecte tou-jours la vérité que l’on cherche, le goût des connaisseurs qu’ona consultés, et l’auteur illustre que l’on commente. La critiques’exerce sur l’ouvrage, et non sur la personne : elle ne doitménager aucun défaut, si elle veut être utile. (V.)
103
N’y craignant rien de moi, n’y donnent rien à crain-'(à Firiate.) [dre.
Vous, madame, agréez pour notre grand hérosQue ses mânes vengés goûtent un plein repos.
Allons donner votre ordre à des pompes funèbres 1A l’égal de son nom illustres et célèbres,
Et dresser un tombeau, témoin de son malheur,
Qui le soit de sa gloire et dé notre douleur.
1 Donner un ordre à des pompes! et, qui pis est, notre or-dre! (V.) — Les éditions données par Corneille portent votreordre, et non notre ordre , comme Voltaire parait l’avoir ludans quelque édition peu correcte..
N. B. La Préface tient lieu 4 ’Exxmen dans les édiUonsde I 6 S 2 et 1602.
V oyez , ci-après, une lettre sur Sertorhis , adressée par Cor-neille à l’abbé de Pure, le 3 novembre 1661.
FIN DE SEJIïOiUUS.