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Tome I.
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ACTE Y, SCÈNE III.

Jusqu’à ce que du roi le 1er trop rigoureux,

Soit qu’il cherchât son frère, ou ce (ils malheureux,Le renverse à ses pieds prêt à rendre la vie.

AKTIG-ONE.

Et la douleur encor ne me l’a pas ravie îCRÉON.

J’y cours, je le relève, et le prends dans mes bras}Et me reconnoissant : « Je meurs, dit-il tout bas,

« Trop heureux d’expirer pour ma belle princesse.

« En vain à mon secours votre amitié s’empresse ;

« C’est à ces furieux que vous devez courir :

« Séparez-les, mon père, et me laissez mourir. »

ÏÏ. expire à ces mots. Ce barbare spectacleA leur noire fureur n’apporte point d’obstacle ;Seulement Polynice en paroît affligé':

« Attends, Hémon, dit-il, tu vas Jtre vengé. »

En effet sa douleur renouvelle sa rage,

Et bientôt le combat tourne à son avantage.

Le roi, frappé d’un coup qui lui perce le flanc,

Lui cède la victoire, et tombe dans son sang.

Les deux camps aussitôt s’abandonnent pn proie »

Le nôtre à la douleur, et les Grecs à la” joie ;

Et le peuple, alarmé du trépas de son roi,

Sur le haut de ses tours témoigné son effroi.Polynice, tout lier du succès de son crime,

Regarde avec plaisir expirer sa victime ;

Dans le sang de son frère il semble se baigner :

« Et tu meurs, lui dit-il, et moi je vais, régner.

« Regarde dans mes mains l’empire et la victoire :«Va rougir aux enfers de l'excès de ma gloire j