LES F R ft îl E S ENNEMIS.
« Et pour mourir encore avec plus de regret,
« Traître, songe en motiront que tu meurs mou sujet.En achevant ces mots, d’uoc démarché fièreIl s’approche du roi couché sur la poussière,
Et pour le désarmer il avance le bras.
Le roi, qui semble mort, çhservc tous scs pas ;
11 le a oit, il l’attend, et son ame irritéePour quelque grand dessein semble s’être arrêtée.L’ardeur de se venger flatte enço.r ses désirs,î'.t retarde le cours de ses derniers soupirs.
Prêt à rendre îa vie, il en cache le reste,
Et sa mort au vainqueur est un piège funeste 3Et dans l’instant fatal que ce frère inhumainLui veut oter le fer qu’il tenoit à la main,
Il lui perce le cœur; et son ame ravie,
E11 achevant ce coup, abandonne la vie.
Polynice frappé pousse un cri dans les airs,
Et son ame en courroux s’enfuit dans les enfers;
Tout mort qu’il est, madame, il garde sa colère;
Et l’on diroit qu’encore il menace son frère :
Son visage, où la mort a répandu ses traits,
Demeure plus terrible et plus lier que jamais.
ANTIGONE.
Fatale ambition, aveuglement funeste !
D’un oracle cruel suite trop manifeste IDe tout le sang 1 $yal il ne reste que nous ;
Et plût aux dieux, Créon, qu’il ne restât que vous,Et que mon devsespoir, prévenant leur colère,
Eût suivi de plus près le trépas de ma mèrel