ACTE y, SCÈNE lit ? 3
créon.
Il est vrai que clés dieux le courroux embrasePour nous faire périr semble s cire épuisé;
Car en6n sa rigueur, vous le voyez, madame,
Pic m’accable pas moins quelle afflige votre ame*
En m’arrachant mes fils..,.
ANTIGONE.
Ah ! vous régnez, Créon ;
Et le trône aisément vous console d’Hémon.
Mais laissez-moi, de grâce, un peu de solitude,-Et ne contraignez point ma triste inquiétude :
Aussi-bien môs chagrins passeroient jusqu’à vous.
Vous trouverez ailleurs des entretiens plus doux :
Ec trône vous attend, le peuple vous appelle ;
Goûtez tout le plaisir d’une grandeur nouvelle.
Adieu. Nous ne faisons tous deux que nous gêner iJe veux pleurer, Créon; et vous voulez régner.
cïiéon , arrêtant Antigone-Ah, madame ! régnez, et montez sur le trône :
Ce haut rang n’appartient qu’à l'illustre Antigone'.
ANTIGONE.
Il me tarde déjà que vous ne l’occupiez.
La couronne est à vous.
C n £ o N.
Je la mets à vos pieds.
ANTIGONE."
Je la refuserois de la main des dieux môme ;
Et vous osez, Créon, m’offrir le diadème l
Racine. I.
7