ACTE V, SCENE I; i$i
Vos soldats, dont, la vue excite la pitié,
D'eux-mêmes en cent Veux ont laissé la moitié;
Et leurs gémissements vous font assez connoître....ALEXANDRE.
Ils marcheront, madame ; et je n’ai qu’à paroître :
Ces cœurs qui dans un camp, d'un vain loisir de'çus,Comptent en murmurant les coups qu’ils ont reçus,Revivront pourrne suivre, et, blumant leurs murmures,Brigueront à mes yeux de nouvelles blessures.
Cependant de Taxile appuyons les soupirs :
Son rival ne peut plus traverser ses désirs.
Je vous l’ai dit, madame ; et j’ose encor vous dire.
CLEOFILE.
Seigneur, voici la reine.
SCÈNE IL
ALEXANDRE, AXIANE, CLEOTILE.
ALEXANDRE.
HÉ bien , Porus respire.
Le ciel semble, madame, écouter vos souhaits ; .
Il vous le rend....
AXIANE.
Hélas ! il me lole à jamais !
Aucun reste d’espoir ne peut flatta’ ma peine ;
Sa mort étoit douteuse,, elle devient certaine:
H y court; et peut-être il no s’y vient offrir<^ue pour me voir encore, et pour me secourir.
IWais que fcroit-il seul contre toute une armc'e?
En vain scs grands efforts Vont d’abord alarmée j