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Tome I.
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ACTE I, SCÈNE IV. i85

PYRRHUS.

Madame, mes refus ont prévenu vos larmes.

Tous les Grecs m’ont déjà menacé de leurs armes :

Mais, dussent-ils encore, en repassant les eaux,Demander votre fils avec mille vaisseaux ;

Coûtât-il tout le sang quTlélène a fait répandre ;Dussé-je après dix ans voir mon palais en cendre ;

Je ne balance point, je vole à son secours,

Je défendrai sa vie aux dépens de mes jours.’

Mais, parmi ces périls où je cours pour vous plaire,

Me refuserez-vous un regard moins sévère 2,

Haï de tous les Grecs, pressé de tous côtés,

Me faudra-t-il combattre encor vos cruautés ?.

Je vous offre mon bras. Puis-je espérer encoreQue vous accepterez un cœur qui vous adore ?

En combattant pour vous, me sera-t-il permisDe ne vous point compter parmi mes ennemis ?,ÀSDROM AQUE.

Seigneur, que faites-vous, et «que dira la Grèce?

Faut-il qu’un si grand cœur montre tant de foiblcsse?Voulez-vous qu’un dessein si beau, si généreux,

Passe pour le transport d’un esprit amoureux?

Captive, toujours triste, importune à moi-même,Pouvez-vous souhaiter qu’Andromaque vous aime?Quels ebarmes ont pour vous de9 yeux infortunésQu’à des pleurs"éternels vous avez condamnés?

Non, non : d’un ennemi respecter la misère,

Sauver des malheureux, rendre un fils à sa mère,

De cent peuples pour lui combattre la l igueurSans me faire payer son salut de mon cœur,

iG.