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Tome I.
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îS6 AND ROM A QUE.

Malgré moi, s’il le faut, lui donner un asile ;

Seigneur, voilh des soins dignes du fils d’Achille.PYRRHUS.

Hé quoi ! votre courroux n’a-t-il pas en son cours ?Peut-on haïr sans cesse ? et punit-on toujours ?

J’ai fait des malheureux, sans doute ; et la PhrygieCent fois de votre sang a vu ma main rougie ;

Mais que vos yeux sur moi se sont bien exercés !

Qu’ils m’ont vendu bien cher les pleurs qu’ils ont versés!De combien de remords m’ont-ils rendu la proie !

Je souffre tous les maux que j’ai faits devant Troie.Vaincu, chargé de fers, de regrets consumé,

Brûlé de plus de feux que je n’en*allumai,

Tant de soins, tant de pleurs, tant d’ardeurs inquiètes...Hélas ! fus-je jamais si cruel que vous l’êtes ?

Mais enfin, tour à tour, c’est assez nous punir;

Nos ennemis communs devroient nous réunir :

Madame, dites-moi seulement que j’espere,

Je vous rends votre fils, et je lui sers de père ;

Je l’instruirai moi-même à venger les Troyens;

J'irai punir les Grecs de vos maux et des miens.

Animé d’un regard, je puis tout entreprendre :

Votre Ilion encor peut sortir de sa cendre ;

Je puis, en moins de temps que les Grecs ne îont pris,Dans ses murs relevés couronner votre fils.

AKDROMAQUE.

Seigneur, tant de grandeurs ne nous touchent plus guère ;Je les lui promettois tant qu’a vécu son père.

Non, vous n’espérez plus de nous revoir encor,

Sacrés murs, que n’a pu conserver mon Hector!