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Tome I.
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ACTE ï, SCENE IV. 18 ;

À de moindres faveurs des malheureux prétendent,Seigneur; c’est un exil que mes pleurs vous demandenttSouffrez que, loin des Grecs, et meme loin de vous,J’aille cacher mon fils, et pleurer mon époux.

Votre amour contre nous allume trop de haine :Retournez, retournez à la fille d'Hélène.

PYRRHUS,

Et le puis-je, madame ? Ah ! que vous me gênez I.Comment lui rendre un coeur que vous me retenez?

Je sais que de mes vœux on lui promit l’empire :

Je sais que pour régner elle vint dans VÉpire ;

Le sort vous y voulut l’une et l’autre amener,

Vous, pour porter des fers, elle, pour en donner.Cependant ai-je pris quelque soin de lui plaire ?

Et ne diroit-on pas, en voyant au contraireVos charmes tout-puissants, et les siens dédaignés,Qu'elle est ici captive, et que vous y régnez?

Ab ! qu’un seul des soupirs que mon cœur vous envoie,S’il s’écbappoit vers elle, y porteroit de joie I

ilSDROMAQUE . 1

Et pourquoi vos soupirs seroient-ils repoussés ?Auroit-elle oublié vcîs services passés ?

Troie, Kecfor, contre vous révoltent-ils son ame?

Aux cendres d’un époux doit-elle enfin sa flamme ?

Et quel époux encore I Ah ! souvenir cruel !

Sa mort seule a rendu votre père immortel ;

11 doit au sang d’Hector tout l’éclat de ses arrües :

Et vous n’ètes tous deux connus que par mes formel