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ANDROMAQ Ü/É:
PYRRHUS.
Hé bien, madame, hé bien, il faut vous obéir :
Il faut vous oublier, ou plutôt vous haïr.
Oui, mes vœux ont trop loin poussé leur violencePour ne plus s’arrêter que dans l'indifférence :Songez-y bien; il faut désormais que mon cœur,
S’il n’aime avec transport, haïsse avec fureur.
5e n’épargnerai rien dans ma juste colère :te fils me répondra des mépris de la mère ;
La Grèce le demande ; et je ne prétends pasMettre toujours ma gloire h. sauver des ingrats,ANDROMAQUE.
Hélas! il mourra donc ! il n’a pour sa défenseQue les pleurs de sa mère, et que son innocence.,;
Et peut-être après tout, en l’état où je suis,
Sa mort avancera la fin de mes ennuis :
Je prolpngeois pour lui ma vie et ma misère ;
Mais enfin sur ses pas j’irai'revoir son père.
Ainsi, tous trois, seigneur,par vos soins réunis,Nous vous-*»
PYRRHUS."
Allez, madame, allez voir votre fils.Peut-çtre, en le voyant, votre amour plus timideNe prendra pas toujours sa colère pour guide.
Pour savoir nos destins j’irai vous retrouver :Madame, en l’embrassant, songez à le sauver.
FIN DU PREMIER ACTE,