Band 
Tome I.
Seite
190
JPEG-Download
 

* 9 o A ND RO MA QUE.

CLÉOSE.

Ali î dissipez ces indignes alarmes :

Il a trop bien senti le pouvoir de vos charmes.

Vous croyez qu’un amant vienne'vous insulter?

Il vous rapporte un cœur qu’il n’a pu vous ôter.

Mais vous ne dites point ce que vous mande un père?HEHMIONE.

Dans'ses retardement» si Pyrrhus persévère,

À Ja mort du Troyen s’il ne veut consentir,

Mon père avec les Grecs m’ordonne de partir.

CLÉOSE.

Hé bien, madame, hé bien, écoutez donc Oreste.Pyrrhus a commencé ; faites au moins le reste.

Pour bien faire i! faudroit que vous le prévinssiez ;Ne m'avez-vous pas dit que vous le haïssiez?,HERMIONE.

Si je le hais, Cléone î il y va de ma gloire,

Après tant de bontés dont il perd la mémoire;

Lui qui me fut si cher, et qui m’a pu trahir !

Ah l je l'ai trop aimé, pour ne le point haïr.

CLÉONE.

Fuyez-le donc, madame ; et puisqu’on vous adore...HERMIONE.

Ah î laisse h ma fureur le temps de croître encore ;Contre mon ennemi laisse-moi m’assurer :

Cléone, avec horreur je m’eu veux séparer.

Il n’y travaillera que trop bien, l’infidèle !

CLÉONE.

Quoi ! vous en attendez quelque injure nouvelle?