ANDROMAQ.ÜE,
Madame; et vous pouvez justement vous flatterD’une mort que leurs bras n’ont fait qu’exécuter.
Vous seule avez poussé les coups...
HEIUUDSE.
*
Tnis-toi, perfide,
Ft n'impute qu’à toi ton lâche parricide.
Va faire chez tes Grecs admirer ta fureur,
"Va ; je la désavoue, et tu me fais horreur.
Barbare, qu’as-tu fait? avec quelle furieAs-tu tranché le cours d’une si belle vie?
Avez-vous pu, cruels, Viramoler aujourd’huiSans que tout votre sang se soulevât pour lui ?
Mais parle; de son sort qui t’a rendu l’arbitre?Pourquoi l’assassiner? qu a-t-il fait? à quel titre?
Qui te l’a dit?
OHESTE.
Oh dieux î quoi ! ne m’avez- Vous pasVous-même, ici, tantôt, ordonné son trépas ?
H e iuw i O ÿ e.
Ah ! falloit-il en croire une amante insensée ?
Ne devois-lu pas lire au fond de ma pensée?
Kt ne voyois-tu pas, dans mes emportements,
Que mon cœur démeutoit ma bouche à tous moments lQuand je l’aurois voulu, falloit-il y souscrire?
N’as-tu pas du cent fois te le faire redire ?
Toi-même avant le coup me venir consulter?
Y revenir encore, ou plutôt méviter!
Que ne me laissois-tu le soin de ma vengeance?
Qui t’amène en des lieux où l’on fuit ta présence?