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ACTE IV, SCÈNE IV.
Ne tardons plus : faisons ce que l’honneur exige;Rompons Je seul lien....
SCÈNE y.
BÉRÉNICE, TITUS.
Bérénice, en sortant de son appartement .
Non, laissez-moi, vous dis-je.En vain tous vos conseils me retiennent ici;
Il faut que je le voie.... Ali, seigneur ! vous voici !
Hé bien, il est donc vrai que Titus m'abandonne!
Il faut nous séparer! et c’est lui qui l’ordonne!
TITUS.
N’accablez point, madame, un prince malheureux.
Il ne faut point ici nous attendrir tous deux.
Un trouble assez cruel m’agite et me dévore,
Sans que des pleurs si chers me déchirent encore.Rappelez bien plutôt ce cœur qui tant de foisM’a fait de mon devoir reconnoître la voix :
Il en est temps. Forcez votre amour à se taire;
Et d’un œil que la gloire et la raison éclaireContemplez mon devoir dans toute sa rigueuriVous-même contre vous fortifiez mon cœur;
Aidez-moi, s’il se peut, à vaincre ma faiblesse,’
A retenir des pleurs qui m’échappent sans cesse :
Ou, si nous ne pouvons commander à nos pleurs,
Que la gloire du moins soutienne nos douleurs;
Et que tout l’univers reconnoisse sans peineLes pleurs d’un empereur et les pleurs d’une reine.
Car enfin f mû princesse, il faut nous séparer.