uï8 BAJAZET.
Mais ces mêmes héros, prodigues de leur vie,
Jîe la rachetoient point par une perfidie.
ACOMAT.
O courage inflexible.’ 6 trop constante foi,
Que, même en périssant, j’admire malgré moi îFaut-il qu’en un moment un scrupule timidePerde.... Mais quel bonheur nous envoie Atalide?
SCÈNE IV.
BAJAZET, ATALIDE, ACOMAT.
ACOMAT.
Ah, madame ! venez avec moi vous unir.
Il se perd.
ATALIDE.
C’est de quoi je viens l’entretenir. *
Mais laissez-nous : Roxane, à sa perte animée,
Veut que de ce palais la porte soit fermée.
Toutefois, Acomat, ne vous éloignez pas ;
Peut-être on vous fera revenir sur vos pas:
SCÈNE V.
BAJAZET, ATALIDE.
BAJAZET.
HÉ bien ! c’est maintenant qu’il faut que je vous laisse.Le ciel punit ma feinte et confond votre adresse ;
Rien ne m’a pu parer contre ses derniers coups :
Il falloit ou mourir, ou rfêtre plus & vous.
De quoi nous a servi cette indigne contrainte ?
Je meurs glus tard : voilà tout le fruit de ma feinte.