ACTE II, SCENE Y. 2a?
Mais on nïe présentoit votre perte prochaine.
Pourquoi faut-il, ingrat! quand la mienne est certaine,Que vous n’osiez pour moi ce que j’osois pour vous?Peut-être il suffira d’un mot un peu plus doux :
Roxane dans son cœur peut-être -fous pardonne.Vous-même, vous voyez le temps quelle vous donne :A-t-elle, en vous quittant, fait sortir le vizir?
Des gardes à mes yeux viennent-ils vous saisir?
Enfin, dans sa fureur implorant mon adresse,
Ses pleurs ne m’ont-ils pas découvert sa tendresse ?Peut-être elle n’attend qu’un espoir incertainQui lui fasse tomber les armes de la main.
Allez, seigneur, sauvez votre vie et la mienne)BAJAZET,
!He bien... Mais quels discours faut-il que je lui tienne ?.
ATALIDE.
Ah ! daignez sur ce clioix ne me point consulter*L’occasion, le ciel pourra vous les dicter.
Allez : entre elle et vous je ne dois point paroître ;
Votre trouble ou le mien nous feroit reconnoître.
Allez : encore un coup, je n’ose m’y trouver :•
Dites... tout ce qu’il faut, seigneur, pour vous sauver.
E 1 M» 1) U SECOND ACTE.