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Tome II.
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232 BÀJAZET.

.11 est vrai, si le ciel eût écouté mes vœux,

Qu’il pouvoit m’accorder un trépas plus heureux :Yeus üi’en auriez pas moins épousé ma rivale,

.Vous pouviez l’assurer de la foi conjugale ;

Mais vous n’auriez pas joint à ce titre d’épouxTous ces gages d’amour qu’elle a reçus ae vous.Roxane s’estimoit assez récompensée :

Et j’aurois en mourant cette douce pensée,

Que, vous ayant moi-même imposé cette loi,

Je vous ai vers Roxane envoyé plein de moi JQu’emportant chez les morts toute votre tçndresse,Ce n’est point un amaut en vous que je lui laisse.

BAJAZET.

Que parlez-vous,madame, et d’époux et d’amant ?Oh ciel ! de ce discours quel est le fondement ?

Qui peut vous avoir fait ce récit infidèle ?

Moi, j’aimerois Roxane, ou je vivrois pour elle.Madame ! Àh ! croyez-vous que, loin de le penser,Ma bouche seulement eût pu le prononcer?.

Mais l’un ni l’autre enfin n’étojt point nécessaire,

La sultane a suivi son penchant ordinaire JEt, soit quelle ait d’abord expliqué mon retourComme un gage certain qui marquoit mon amour ,Soit que le temps trop cher la pressât de se rendre ,À peine ai-jc parlé, que, sans presque m’entendre,Ses pleurs précipités ont coupé mes discours :

Elle met dans ma main sa fortune, ses jours,

Et, se fiant enfin à ma reconnoissance,

D’un hymen infaillible a formé l’espérance.Moi-même, rougissant de sa crédulité,

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