ACTE III, SCÈNE IV. *33.Et d’un amour si tendre et si peu mérité,
Dans ma confusion, que Roxane, madame,
Attribuoit encore à l’excès de ma flamme,
Je me trouvois barbare, injuste, criminel.
Croyez qu’il m’a fallu, dans ce moment cruel,
Pour garder jusqu’au bout un silence perfide,
Rappeler tout l’amour que j’ai pour Ataiide.
Cependant, quand je viens, après de tels efforts,Chercher quelque secours contre tous mes remords,Vous-même contre moi je \ous vois irritéeReprocher votre mort à mon ame agitée ;
Je vois enfin, je vois qu’en ce même momentTout ce que je vous dis vous touche faiblement.
Madame, finissons et'mon trouble et le vôtre :
Ne nous affligeons point vainement l’un et l’autve.Roxaue n’est pas loin : laissez agir ma foi ;
J’irai, bien plus content et de vous et de moi,
Détromper son amour d’une feinte forcée,
Que je n’allois tantôt déguiser ma pensee.
La voici.
ÀTALIDE.
Juste ciel ! où va-t-il s’exposer !
Si. vous m’aimez, gardez de la désabuser.
SCÈNE V.
ROXANE, BAJAZET, ATALIDE, ZAÏRE.nOXAKE.
Venez, seigneur, venez ; il est temps de paraître,fit que tout le sérail reconnaisse sou maître :
9.0*