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Tome II.
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ACTE III, SCÈNE VI.

J’ai cru qu’il me juroit que jusques à la mortSon Smour me laissoit maîtresse de sou sort.

Se repent-il déjà de m’avoir apaisée ?

Mais moi-même tantôt me scrois-je abusée ?

Àli !... Mais il vous parloit : quels étoient ses discours,Madame ?

AT A L I DE.

Moi, madame! Il vous aime toujours.

Il OX ANE.

Il y va de sa vie, au moins, que je le croie.

Mais, de grâce, parmi tant de sujets de joie,Répondez-moî, comment pouvez-vous expliquerCe chagrin qu’en sortant il m’a fait remarquer ?

ÀTALIDE.

Madame, ce chagrin n’a point frappé ma vue.

Il m’a de vos bontés long-temps entretenue ;

Il en étoit tout plein quand je l’ai rencontré :

J’ai cru le voir sortir tel qu’il étoit entré.

Mais, madame, après tout, faut-iî être surpriseQue, tout prêt d’achever cette grande entreprise fBajazet s’inquiète, et qu’il laisse échapperQuelque marque des soins qui doivent Voccupcr?HOXANE.

Te vois qu’à l’excuser votre adresse est extrême :

Vous parlez mieux pour lui qu’il ne parle lui mêmeA T A L I DE.

Et quel autre intérêt...

n o A N E.

Madame, c’est assez :

Je conçois vos raisons mieux que vous ne pensez.