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M f T H R i D AT E.
X I P H A n E s .
Mettez ce malheur au tau g des plus funestes;Attestez, s’il le faut, les puissances célestesContre un sang malheureux, né pour vous tourmenter,Père, enfants, ntr’mds h vous persécuter :
Mais, avec quelque ennui que vous puissiez apprendreCet amour criminel qui vient de vous surprendre,Jamais tous vos malheurs ne sauroient approcherDes maux que j’ai soufferts en le voulant cacher.
Ne croyez point pourtant que, semblable à XTiarnace,Je vous serve aujourd’hui pour me mettre en sa place aVous voulez être h vous, j’en ai donné ma foi,
Et vous ne dépendrez ni de lui ni de moi.
Mais, quand je vous aurai pleinement satisfaite,
En quels lieux avez-vous choisi votre retraite?
Sera-ce loin, madame, ou près de mes états ?
Me sera-t-il permis d’y conduire vos pas ?
Verrez-vous d’un même œil le crime et l’innocence?
En fuyant mon rival, fuirez-vous ma présence ?
Pour prix d’avoir si bien secondé vos souhaits,Faudra-t-il me résoudre à ne vous voir jamais?
M O N I M E.
Àh ! que rn’apprenez-vous !
XtPHAIlhs.
Ké quoi î belle Homme,Si le temps peut donner quelque droit légitime,
Faut-il vous dire ici que le premier de tousJe vous vis, je formai ie dessein d’être à vous,
Quand vos charmes naissants, inconnus à mon père,N’avojent encor paru qu’aux yeux de votre mère?