5.88 M 1 T II R I D AT K.
Oa vient, madame, on vient : expliquez-vous, de grâceUn jpot.
m o N i m e .
Défendez-moi des fureurs de Fliarnacc :Pour me faire, seigneur, consentir à vous voir,Vous n’aurez pas besoin d’un injuste pouvoir.
X I P lî A ÎIES.
Àh, madame!
m o sr t M £.
Seigneur, vous voyez votre frère.
SCÈNE III.
MONIME, PHARHACE, X1PHARÈS.
PHARNACE.
Jusques à quand, madame, attendrez-vous mon père ?Des témoins de sa mort viennent à tous momentsCondamner ÿotre doute et vos retardements.
Venez, fuyez l'aspect de ce climat sauvage,
Qui ne parle à vos yeux que d’un triste esclavage.
Un peuple obéissant vous attend h genouxSous un ciel plus heureux et plus digne de vous :
Le Pont vous reconnoît dès long-temps pour sa reine jVous en portez encor la marque souveraine,
Et ce bandeau royal fut mis sur votre frontComme un gage assuré de l’empire de Pont.
Maître de cet état que mon père me laisse,
Madame, c’est à moi d’accomplir sa promesse*
Mais il faut, croyez-moi, sans attendre plus tard,
Ainsi que notre hymen presser .notre départ j