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Tome II.
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302 MITHRIDÀTE.

Épargnez mes malheurs, et daignez empêcherQue je ne trouve encor ceux que je vais chercher!Arbate, c’est assez : qu’on me laisse avec elle.

SCÈNE IV.

MITHRIDATE, MONIME.

MITHRIDATE.

Madame, enfin le ciel près de vous me rappelle .

Et, secondant du moins mes plus tendres souhaits,

Vous rend à mon amour plus belle que jamais.

Je ne m’attendois pas que de notre byménéeJe dusse voir si tard arriver la journée,

Ni qu’en vous retrouvant, mon fnueste retourFît voir mon infortune, et non pas mon amour.

C’est pourtant cet amour qui, de tant de retraites,

Ne me laisse choisir que les lieux où vous êtes ;

Et les plus grands malheurs pourront me sembler doux.Si ma présence ici n’en est point un pour vous.

C’est vous en dire assez, si vous voulez m’entendre.

Vous devez à ce jour dès long-temps vous attendre ;

Et vous portez, madame, un gage de ma foi,

Qui vous dit tous les jours que vous êtes à mouAllons donc assurer cette foi mutuelle.

Ma gloire loin d’ici vous et moi nous appelle ;

Et, sans perdre un moment pour ce noble dessein,Aujourd’hui votre époux, il faut partir demain.

mon ime. •

Seigneur, vous pouvez tout : ceux par qui je respireVous ont cédé sur moi leur souverain empire ;