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Tome II.
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318 MITHRIDATE.

Qu’avec vous son amour ne veuille partager :

Vous me suivrez ; je veux que rien ne nous sépare.}

Ht vous, à m’obéir, prince, qu’on se prépare ;

Les vaisseaux sont tout prêts : j’ai moi-même ordonnéLa suite et l’appareil qui vous est destine.

Àrbate, h cet hymen chargé de vous conduire,

De votre obéissance aura soin de m’instruire.

Allez ; et soutenant l’honneur de vos aïeux,

Dans cet embrassement recevez mes adieux.

PHARU ACE.

Seigneur.^

MTTHRIDÀTE.

Ma volonté, prince, vous doit suffire.Obéissez. C’est trop vous le faire redire.

PHARNACE. .

Seigneur, si, pour vous plaire, il ne faut que périr,Plus ardent qu’aucun autre on m’y verra courir :Combattant à vos yeux permettez que je meure.

MITHRIDATE.

Je vous ai commandé de partir tout h l’heure.

Mais après ce moment... Prince, vous m’entendez,Et vous êtes perdu si vous me répondez.

PHARNACE.

Dussiez-vous présenter mille morts h ma vue,

Je ne saurais chercher une fille inconnue*

Ma vie est en vos mains.

MITHRIDATE.

Ah 1 c’est où je t'attends*Tu ne saurais partir, perfide î et je t’entends.