ACTE III, SCÈNE I. 3 19
3 e sais pourquoi tu fuis l'hymen où je t’envoie :
11 te facile en ces lieux d’abandonner ta proie ;
Monime te retient ; ton amour criminelPrétendoit l'arracher à l’hymen paternel.
Ni l’ardeur dont tu sais que je l’ai recherche'e,
Ni déjà sur son front ma couronne attachée,
Ni cet asile meme où je la fais garder,
Ni mon juste courroux, n’ont pu t’intimider.
Traître ! pour les Romains tes lâches complaisancesN etoient pas à mes yeux d’assez noires offenses ;
Il te manquoit encof ces perfides amoursPour être le supplice et l’horreur de mes jours.
Loin de t’en repentir, je vois sur ton visageQue ta confusion ne part que de ta rage :
Il te tarde déjà qu’échappé de mes mains
Tu ne coures me perdre, et me vendre aux Romains.
Mais, avant que partir, je me ferai justice :
Je te l’ai dit. Holà, gardes!
SCÈNE IL
MITHR.I DATE, PHARNACE, XIPHÀRÈS,
GARDES.
M1THIUDATE.
Qu’on le saisisse.
Oui, lui-même, Pbarnace. Allez ; et de ce pasQu’enfermé dans la tour on ne le quitte pas.
PHARNACE.
Hé bien, sans me parer d’une innocence vainc,
Il est vrai, mon amour mérite votre haine :