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Tome V.
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que vous fassiez un grand fonds sur moi tant quej’aurai tous les matins à prendre douze verresd’eau, qu i! coûte encore plus à rendre qu’à avaler,et qui vous laissent tout étourdi le reste du jour,sans qu'il vous soit permis de sommeiller un mo-ment. Je ferai pourtant du mieux que je pourrai,et j’espère que Dieu m’aidera.

Vous faites bien de cultiver madame de Main-tenon : jamais personne ne fut si digne qu’elle duposte qu’elle occupe, et c’est la seule vertu où jen'ai point encore remarqué de défaut. L’estimequ’elle a pour vous est une marque de son bongout‘. Pour moi, je ne me compte pas au rang deschoses vivantes.

Vox quoque Mœrrni

Jam fugit ipsa : lupi Mœrim vldêre priores.

LETTRE VII.

A B O I L E A U.

Paris, 8 août 1687.

Madame votre sœur vint avant-hier me chercher,fort alarmée d’une lettre que vous lui avez écrite,et qui est en effet bien différente de celle que j’aireçue de vous. J'aurois déjà été à Versailles pourentretenir M. Fagon; mais le roi est à Marlydepuisquatre jours, et n’en reviendra que demain ausoir : ainsi je n’irai qu'après-demain matin , et je

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