Band 
Tome V.
Seite
101
JPEG-Download
 

I 0 I

ET DE BOILEAU,condition qu’on les éloigbât de ce collège. Ils ontdéjà marchandé des places dans cinq ou six en-droits; mais par-tout où ils vont c’est merveilled entendre comme les curés crient. Le curé deSaint-Gcrmain-l’Auxcrrois a déjà obtenu qu'ils neseroient point à ï’hotel de Sourdis, pareeque deleur théâtre on auvoit entendu totit à plein lesorgues, et de l'église on auroit parfaitement bienentendu les violons. Enfin Us en sont à la rue deSavoie , dans la paroisse de Saint-André- Le curéa été aussi au roi lui représenter qu'il n’y a tantôtplus dans sa paroisse que des auberges et des co-quetiers ; si les comédiens y viennent,, que souéglise sera cféserte. Les grands-augustins ont aussiété au roi, et le père Leinbrochons, proviucial, aporté la parole; mais on prétend que les comé-diens ont dit à sa majesté que ces mêmes augustinsqui ne veulent point les avoir pour voisins sontfort assidus spectateurs de la comédie , et qu’ilsont même voulu vendre à la troupe des maisonsqui leur appartiennent dans la rue d’Anjou poury bâtir un théâtre, et que le marché seroit déjàconclu si le lieu eût été plus commode. M. deLouvois a ordonné à M. de La Chapelle de lui en-voyer le plan du lieu où ils veulent bâtir dans larue de Savoie. Ainsi on attend ce que M. deLouvois décidera. Cependant, l’alarme est grandedans le quartier ; tous les bourgeois , qui sont gensde palais, trouvant fort étrange qu’on vienne leurembarrasser leurs rues. M. Billard sur-tout, qui se

9 -