Band 
Tome V.
Seite
102
JPEG-Download
 

f 02

LETTRES DE RACIjNEtrouvera vis-à-vis la porte du parterre, crie forthaut; et quand on lui a voulu dire qu’il en auroitplus de commodité pour s’aller divertir quelque-fois, il a répondu fort tragiquement : Je ne veux pointme divertir. Adieu, monsieur : je lais moi-meme ceque je puis pour vous divertir, quoique j’aie lecœur fort triste depuis la lettre que vous avezécrite à madame votre sœur. Si vous croyez que jepuisse vous être bon à quelque chose à Bourbon,n on faites point de façon , mandez-le-moi ; jevolerai pour vous aller voir.

LETTRE VIII*

A RACINE.

1 V< ulins , i 3 août 16871

Mo 31 médecin a jugé à propos de me laisser re-poser deux jours, et j’ai pris ce temps pour venirvoir Moulins, où j’arrivai hier au matin , et d’oùje m’en dois retourner aujourd'hui au soir. C’estune ville très marchande et très peuplée, et (juin'est pas indigne d’avoir un trésorier de Francecomme vous. Un M. de Chamblain, ami de M. l'abbéde Sales,qui y estvenu avec moi,m’ydonna hier àsouper fort magnifiquement. 11 se dit grand ami deM. de Poignant, et connoit fort votre nom, aussi-bien que tout le monde de cette ville, qui s’honore