Band 
Tome V.
Seite
104
JPEG-Download
 

io4 LETTRES Î)E RACINE

qui n etoient pas plus s:\ints que lui : on le verraun jour,selon toutes les apparences, dans les lita-nies. Mon embarras est seulement comment onl'appellera, et si on lui dira simplement saiut Lau-rent, ou saint Saint-Laurent. Je n’admire pas seu-lement M. de Chartres, mais je l’aime, j’en suisfou. Je ne sais pas ce qu’il sera dans la suite; maisje sais bien que l’enfance d’Alexandre ni de Cons-tantin n’a jamais promis de si grandes choses quela sienne, et on pourroit beaucoup plus justementfaire de lui les prophéties que Virgile, à mon avis,a faites assez à la légère clu fils dePollion.

Dans le temps que je vous écris ceci M. Amiotvient d'entrer dans ma chambre : il a précipité,,dit-il, son retour à Bourbon pour me venir rendreservice. U m’a dit qu’il avoit vu avant que de par-tir M. Fagon, et qu’ils persistoient l’uu et l’autredans la pensée du demi-bain , quoi qu’en puissent^ire MM. Bourdier et Baudière: c’est une affaireq\ii se décidera demain à Bourbon. A vous dire levrai , mou cher monsieur , c’est quelque chosed’assez fâcheux que de se voir ainsi le jouet d’unescience très conjecturale, et où l’un dit blanc etl’autre noir : car les deux derniers ne soutiennentpas seulement que le bain n’est pas bon à mon mal;mais ils prétendent qu il y va de la vie, et citentsur cela des exemples funestes. Mais enfin me voilàlivré à la médecine, et il n'est plus temps de recu-ler. Ainsi ce que je demande à Dieu, ce n’est pasqu’il me rende la voix, mais qu'il me donne la vertu