et la piété de M. de Saint-Laurent, ou de M. Nicole,ou même la vôtre, puisqu’avec cela on se moquedes périls. S'il y a quelque malheur dont on sepuisse réjouir, c’est,à monavis,decelui des comé-diens : si on contiuue à les traiter comme on fait,il faudra qu’ils s’aillent établir entre la Villette etla porte Saint-Martin ; encore ne sais-je s’ils n’au-ront point sur les bras le curé de Saint-Laurent.Je vous ai une obligation infinie du soin que vousprenez d’entretenir uil misérable comme moi.L’ofTre que vous me faites de venir à Bourbon esttout-à-fait héroïque et obligeante; mais il n’est pasnécessaire que vous veniez vous enterrer inutile-ment dans le plus vilain lieu du monde ; et le cha-grin que vous auriez infailliblement de vous y voirne feroit qu’augmenter celui que j’ai d’y être.Vous m’êtes plus nécessaire à Paris qu'ici , etj’aime encore mieux ne vous point voir, que devous voir triste-et allligé. Adieu,mon cher mon-sieur. Mes recommandations à M. Félix, à M. daTermes, et à tous nos autres amis,
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LETTRE IX.
A BOILEAU.
Paris, i 3 août 1687.
Je ue vous écrirai aujourd’hui que deux mots : caroutre qu’il est extrêmement tard, je reviens chezmoi pénétré de frajeui et de déplaisir. Je sors de