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ST DE BOILEAU.
ace prix. Je ne manquerai pas, avant qu’il soit peu,de profiter du bon avis qu’un si grand prince medonne, sauf à désobliger M. Bourdier mon méde-cin, et M. Baudière mon apothicaire, qui pré-tendent maintenir contre lui que les eaux de B.our-bon sont admirables pour rendre la voix. Mais jem’imagine qu’ils réussiront dans cette entreprise àpeu près comme toutes les puissances de l’Europeont réussi à lui empêcher de prendre Luxembourget tant d’autres villes. Pour moi, je suis persuadéqu'il fait bon suivre scs ordonnances, en fait mêmede médecine. J'accepte l’augure qu’il m’a donnéen vous disant que la voix me l’eviendroit lorsquej’y penserois le moins. Un pvincequi aexécuté tant jde choses miraculeuses est vraisemblablementinspiré du ciel, et toutes les choses qu'il dit sontdes oracles. D’ailleurs j'ai eucore un remède à es-sayer, où j’ai grande espérance, qui est de me pré-senter à son passage dès que je serai de retour; carje crois que l’envie que j’aurai de lui témoignerma joie et ma reconnoissaune me fera trouver de lavoix, et peut-être même des paroles éloquentes.Cependant je vous dirai que je suis aussi muet quejamais,quoiqu’inondé d'eaux et de remèdes. Nousattendons la réponse de M. Fagon sur la relationque M. Bourdier lui a envoyée. Jusque-là je nepuis rien vous dire sur mou départ. On me lait tou-jours espérer ici une guérison prochaine, v.*t nousdevons tenter le demi-bain. supposé que M. Fagon