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Tome V.
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11 4 L Ë T T K E S DK RACINEUniment obligé de son souvenir, et des choses obli-geantes qu’il a écrites de moi à M. l'abbé de Salies.Vous pouvez l’assurer que je le compte présente-ment au rang de mes meilleurs ainis, et de ceuxdont j’estime le cœur et l’esprit. Ne vous étonnezpas si vous recevez quelquefois mes lettres un peutard , pareeque la poste n’est point à Bourbon, etque souvent, faute de gens pour'envoyer à Mou-lins, on perd un ordinaire. Au nom de Dieu , mau-dez-moi, avant toutes choses, des nouvelles deM. Hessein.

L E T T R E X 11. j

A U M Ê M E.

Eourbon, U 3 auât 1687.

j

On me vient avertir que la poste est de ce soir à !Bourbon ; c’est ce qui fait que je prends la plumeà l’heure qu’il est, c’est-à-dire à dix heures dusoir, qui est une heure fort extraordinaire auxmalades de Bourbon , pour vous dire que , malgréles tragiques remontrances de M. Bourdier, je mesuis mis aujourd’hui dans le demi-bain , par leconseil de M. Amiot, et même de M. des Trapicres,que j’ai appelé au conseil. Je n’y ai été qu’uneheure. Cependant j’en suis sorti beaucoup en !meilleur état que je n’y éîois entré, c’est-à-cUre lapoitrine beaucoup plus dégagée, les jambes plus ;légères, l’esprit plus gai : et même mou laquais |