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Tome V.
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ET DE BOILEAU.

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m’ayant demande quelque chose, je lui ai réponduun non à pleine voix,qui l’a surpris lui-méme, aus-si-bien qu’une servante qui étoit dans la chambre ;et pour moi j’ai cru l’avoir prononcé par enchan-tement. Il est vrai que je n’ai pu depuis rattraperce ton-là;mais, comme vous voyez,monsieur,c’enest assez pour me remettre le cœur au ventre,puisque c’est une preuve que ma voix n’est pas en-tièrement perdue, et que le bain m’est très bon.Je m’en vais piquer de ce côté-là, et je vous man-derai le succès. Je ne sais pas pourquoi M. Fagona molli si aisément sur les objections très supersti-tieuses de M. Bourdier. Il y a tantôt six mois queje n'ai eu de véritable joie que ce soir. Adieu, moncher monsieur- Je dors en vous écrivant. Conser-vez-moi votre amitié, et croyez que, si je recouvrela voix, je l’emploierai à publier à toute la terre lareconnoissance que j'ai des bontés que vous avezpour moi, et qui ont encore accru de beaucoup lavéritable estime et la sincère amitié que j’avoispour vous. J’ai été ravi, charmé, enchanté dusuccès du quinquina; et ce qu’il a fait sur notrecmi Hesscin m’engage encore plus dans ses inté-rêts que la guérison de ma lièvre double-tierce.