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Tome V.
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n6 LETTRES DE RACINE

LETTRE XIII.

A BOILEAU,

Taris, 24 août 16^7.'

JE vous dirai , avant toutes choses , que M.Hcssein , excepté quelque petit reste de foiblesse,est entièrement hors d'affaire, et ne prendra plusque huit jours du quinquina, à moins qu’il n’enprenne pour son plaisir ; car la chose devient à lamode, et on commencera bientôt, à la fin desrepas, à le servir comme le café et le chocolat.L’autre jour, à Marly, monseigneur, après un fortgrand déjeuner avec madame la princesse de Contiet d’autres dames, en envoya quérir deux bou-teilles chez les apothicaires du roi, et en but lepremier un grand verre ; ce qui fut suivi par toutela compagnie, qui, trois heures après, n’en dînaque mieux : il me semble même que cela leur avoitdonné un plus grand air de gaieté ce jour-là; et, àce même dîner, je contai au roi votre embarrasentre vos deux médecins et la consultation trèssavante de M. Bourdjer. Le roi eut la bonté de medemander ce qu’on vous répondoit là-dessus, ets’il y avoit à délibérer. «Oh! pour moi, s’écrianaturellement madame la princesse de Conti, quiétoit à table à côté de sa majesté , j’aimerois mieux