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Tome V.
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ET DE BOILEAU.

Liesses de jambes u’ont commencé à bien mar-cher que lorsqu’ils ont été de retour chez eux.Adieu , mon cher monsieur. Vous me demandezpardon de m’avoir écrit une lettre trop courte, etvous avez raison de le demander • et moi je vous ledemande d’eu avoir écrit une trop longue, et j’aipeut-être aussi raison.

LETTRE XIV.

A RACINE.

Bourbon, '28 août 1687

Je ne m’étonne point, monsieur, que madame laprincesse de Conti soit dans le sentiment où elleest. Quand elle auroit perdu la voix, il lui reste-roit encore un million de charmes pour se consolerde cette perte, et elle seroit encore la plus parfaitechose que la nature ait produite depuis long-,temps. Il n’en est pas ainsi d’un misérable qui abesoin de sa voix pour être souffert des hommes,et qui a quelquefois à disputer contre M. Char-pentier. Quand ce ne seroit que cette dernièreraison , il doit risquer quelque chose, et la vien’est pas d’un si grandqirix qu’il ne la puisse ha-sarder pour se mettre en état d’interrompre un telparleur. J’ai donc tenté l’aventure du demi-bainavec toute l’audace imaginable, mes valets fai-Racine 5 . II