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Tome V.
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LETTRES DE RACINE

saut lire leur frayeur sur leur visage , et M.BourcUer s étant retiré pour n'être point témoind’une entreprise si téméraire. À vous dire vrai,cette aventure a été un peu semblable à celle desMaillotins dans don Quichotte ; je veux direqu'après bien des alarmes il s est trouvé qu'il n’yavoit qu’à rive, puisque non seulement le bain nem’a point augmenté la fluxion sur la poitrine,mais qu'il me Ta meme fort soulagée, et que, s’ilne m’a pas rendu la voix, il m’a du moins en partierendu la santé. Je ne l’ai encore essayé que quatrefois, et M. Amiot prétend le pousser jusqu’à dix.Après quoi, si la voix ne me revient, il me donneramon congé. Je conçois un fort grand plaisir à vousrevoir, et à vous embrasser; mais vous ne sauriezcroire pourtant tout ce qui se présente d’affreux àmon esprit, quand je songe qu’il me faudra peut-être repasser muet par ces hôtelleries, cl revenirsans voix dans ces mêmes lieux où l’on m avoittant de fois assuré que les eaux de Bourbon meguériroient infailliblement. Il n’y a que Dieu etvos consolations qui me puissent soutenir dansune si juste occasion de désespoir.

J’ai été fort frappé de l’agréable débauche demonseigneur chez madame la princesse de Coati.Mais ne songe-t-il point à l’insulte qu’il a faitepar-là à tous messieurs de la faculté? Passe pouravaler le quinquina sans avoir la ficvre; mais dele prendre sans s’être préalablement fait saigner etpurger, c’est une chose qui crie vengeance, et il J