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Tome V.
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ET DE BOILEAU.

aune espèce d’effronterie à ne sepoint trouver maiaprès un tel attentat contre toutes les règles de lamédecine. Si monseigneur et toute sa compagniea voient avant tout pris une dose de séné dans quel-que sirop convenable, cela lui auroit à la vérité contéquelques tranchées, et l’auroit mis, lui et tous lesautres, hors d’état de dîner; mais il y auroit eu aumoins quelques formes gardées, et M. Bacho t auroittrouvé le trait galant : au lien que, de la manièredont la chose s’est faite, cela nt sauroit jamais êtreapprouvé que des gens de cour et du monde, etnon point des véritables disciples d’Hippocrate,gens à barbe vénérable, et qui ne verront pointassurément ce qu’il peut y avoir eu de plaisant àtout cela. Que si personne n’en a été malade, ilsvous répondront qu’il y a eu du sortilège. Et eneffet, monsieur, de la manière dont vous me pei-gnez Marly, c’est un véritable lieu d enchantemen t ;je ne doute point que les fées n’y habitent : en unmot, tout ce qui s’y dit et ce qui s’y fait me paroîtenchanté ; mais sur-tout les discours du maître duchâteau ont quelque chose de fort ensorcelant, etont un charme qui se lait sentir jusqu’à Bourbon.De quelque pitoyable manière que vous m’ayezconté la disgrâce des comédiens, je n’ai pu m’em-pêcher d’en rire. Mais dites-moi, monsieur, sup-posé qu’ils aillent habiter où je vous ai dit, croyez-vous qu’ils boivent du vin du crû ? Ce ne seroit pasune mauvaise pénitence à proposer à M. de Cham-tneslé pour tant de bouteilles de vin- de Cham-