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Tome V.
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ET DE BOILEAU. 127

rivé ici samedi. J'ai été fort aise de le voir; mai*je ne tarderai guère à le quitter. Nous faisons notreménage ensemble. Il est toujours aussi bon et aussiméchant homme que jamais. J’ai su par lui tout ocqu’il y a de mal à Bourbon, dont je ne savois pasun mot à son arrivée. Votre relation de l'affaire deHongrie m'a fait un très grand plaisir, et m'a faitcomprendre en très peu de mots ce que les pluslongues relations ne m'auraient peut-être pasappris. Je l'ai débitée à tout Bourbon, où il n’yavoit qu’une relation d’un commis de M. Jacques,où, après avoir parlé du grand-vizir, on ajoutoit,entre autres choses , que « ledit vizir voulantréparer le grief qui lui avoit été fait, etc. » Toutle reste étoit de ce style. Adieu, mon cher monsieur :aimez-moi toujours, et croyez que vous seul êtesma consolation.

Je vous écrirai en partant de Bourbon, et vousaurez de mes nouvelles en chemin : je ne sais pastrop le parti que je prendrai à Paris. Tous meslivres sont à Auteuil, où je ne puis plus désormaisaller les hivers. J'ai résolu de prendre un logementpour moi seul 1 . Jesuis lasfranchementd’entendrele tintamarre des nourrices et des servantes. Je n’aiqu’une chambre et point de meubles au cloître.Tout ceci soit dit entre nous; mais cependant je

* Boiicau demeurait alors chez M. Dongois, et avoitenvie de vivre seul.