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Tome V.
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•1*8 LETTRES D E R £ C I E E> Dus prie de me mandervotre avis. N’ayant point devoix , il me faut du moins de la tranquillité. Je suislas de me sacrifier au plaisir et à la commoditéd’autrui. Il n’est pas vrai que je ne puisse bienvivre et tenir seul mon ménage ; ceux qui le croientse trompent grossièrement. D’ailleurs je prétendsdésormais mener un genre de vie" dont tout lemonde ne s’accommodera pas. J’a'fois pris desmesures que j’aurois exécutées si ma voix ne s’étoitpoint éteinte. Dieu ne l’a pas voulu. J’ai honte demoi-même, et je rougis des larmes que je répandsen vous écrivant ces derniers mots.

LETTRE XVI.

a B o i h E A (J.

Parisj 5 septembre 1687.

J’avois destiné cette après-dînée à vous écrirefort au long; mais un cousin, abusant d’un fâcheuxparentage f est venu malheureusement me voir ,et ilne fait que de sortir de chez moi. Je ne vous écrisdonc que pour vous dire que je reçus avant-hierune lettre de vous. Le père Bouhours et le pèreRapin étoient dans mon cabinet quand je la reçus. Jeleur en fis la lecture en la décachetant, et je leurfis un fort grand plaisir. Je regardai pourtant deloin, à mesure que je la lisois, s’il n’y avoit rien