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Tome V.
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ET DE BOILEAU. jac»

dedans qui fut trop janséniste. Je vis vers la fin lenom de M. Nicole, et je sautai bravement, ou,pour mieux dire, lâchement, par-dessus. Je n’osaim’exposer h troubler la grande joie et même leséclats de rire que leur causèrent plusieurs chosesfort plaisantes que vous me mandiez. Nous aurionsété tous trois les plus contents du monde si nouseussions trouvé à la fin de votre lettre que. vous par-liez à votre ordinaire, comme nous trouvions quevous écriviez avec le même esprit que vous aveztoujours eu. Ils. sont, je vous assure, tous deuxfort de vos amis, et même de fort bonnes gens.Nous avions été le matin entendre le père deVilliers, qui faisoit l’oraison funèbre de M. lePrince, grand-père de M. le Prince d’aujourd'hui.Il y a joint les louanges du dernier mort, et il s'estenfoncé jusqu’au cou dans le combat de Saint-An-toine ; Dieu sait combien judicieusement ! En vé-*rite il a beaucoup desprit ; mais il auroit bienbesoin de se laisser conduire. J’annonçai au pèraBouhours un nouveau livre qui excita fort sa cu-riosité. Ce sont les Remarques Je AI. de Vaugelas,avec les Notes de T/iomas Corneille I . Cela est ainsiaffiché dans Paris depuis quatre jours. Auriez-vous jamais cru voir ensemble M. de Vaugelas- etM. de Corneille le jeune donnant des règles surla langue ?

1 Ce livre de Thomas Corneille parut en 1687 » c^st-jà-dire trente-sept ans après la mort de Vaugelas.