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Tome V.
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i 3 o LETTRES DE RACINE

J’eusse bien voulu vous pouvoir mander queM de Louvois est guéri, en vous mandant qu'il aété malade ; mais ma femme, qui revient de voirmadame de La Chapelle, m’apprend qu’il a encorede la fièvre. Elle étoit d’abord comme continue,et meme assez grande ; elle n’est présentementqu’intermittente, et c’est encore une des obliga-tions que nous avons au quinquina. J’espère queje vous manderai lundi qu’il est absolument guéri.Outre l’intérêt du roi et celui du public, nousavons, vous et moi, un intérêt très particulier àlui souhaiter une bonne santé. On ne peut pasnous témoigner plus de bonté qu’il nous en té-moigne; et vous ne sauriez croire avec quelleamitié il m’a toujours demandé de vos nouvelles.Bon soir, mon cher monsieur. Je salue de toutmon cœur M. Marchand. Je vous écrirai plus aulong lundi. Mon fils est guéri.

LETTRE XVII.

A RACINE.

Paris , y 5 mars 1691.

Je ne voyois proprement que vous pendant quevous étiez à Paris ; et, depuis que vous n'y êtesplus, je ne vois plus, pour ainsi dire, personne.N'attendez, donc pas que je vous rende nouvelles