Band 
Tome V.
Seite
165
JPEG-Download
 

ET DE B01UEAÜ. i65

ici ; car je crois que vous l'avez, aussi à Auteuil, etque vous en jouissez plus tranquillement que nousne faisons ici. Je suis entièrement à vous.

La harangue de M. l’abbé Boileau a été’ trouvéetrès mauvaise en ce pays-ci. M. de Niert prétendque llichesource en est mort de douleur. Je ne saispas si la douleur est bien vraie, mais la mort esttrès véritable.

LETTRE XXVI.

AU MEME.

Foataînebleau , 5 octobre i6qu*

Votre ancien laquais , dont j'ai oublié le nom,m'a fait grand plaisir ce matin en m’apprenant devos nouvelles. A ce que je vois, vous êtes dansune fort grande solitude- à Auteuil, et vous n’enpartez point. Est-il possible que vous puissiez êtresi long-temps seul, et ne point faire du tout devers ? Je m'attends qu'à mon retour je trouveraivotre satire des femmes entièrement achevée. Pourmoi, il s'en faut bien que je sois aussi solitaire quevous. M. de Cavoie a voulu encore à toute forceque je logeasse chez lui, et il ne m a pas été pos-sible d’obtenir de lui que je fisse tendre un litdans votre maison, où je nYurois pas été si magni-fiquement que chez lui ; mais j’y aurois été plustranquillement et avec plus de liberté.