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Tome V.
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ET DE BOILEAU,chrétien ne pouvoit pas avoir d’autres sentimentssur l’amour de Dieu que ceux que j’avois mis enrimes; qu’ensuite j’avoisbrigué de le lire à M. l’ar-chevêque de Paris, qui en avoit paru transporté,aussi-bien que M. de Meaux; que néanmoins, sisa révérence croyoit mon ouvrage périlleux, jevenois présentement pour le lui lire , afin qu’ilm'instruisît de mes fautes ; que je lui faisois doncle même compliment que j’avois fait à M. l’arche-vêque lorsque je le lui récitai, qui étoit que je novenois pas pour être loué, mais pour être approu-vé ; que je le priois donc de me prêter une viveattention, et de trouver bon même que je lui ré-pétasse beaucoup d’endroits. Il a fort loué mondessein, et je lui ai lu mon épître avec toute laforce et toute l’énergie que j'ai pu. J’oublioisque je lui ai dit encore auparavant une chose quil’a assez étonné ; c’est a savoir que je prétendoisn’avoir proprement fait autre chose dans mon ou-vrage que mettre en rimes la doctrine qu’il venoitde nous débiter, et que je croyois que lui-memen’en pourroit pas disconvenir. Mais pour en venirau i-écit de ma pièce, croiriez-vous,monsieur,quej’ai tenu parole au bon père, et qu’à la réserve dedeux objections qu’il vous avoit déjà faites, il n’afait que s’écrier, Pulchrè , bene. } rectè , cela est vrai,cela est indubitable, voilà qui est merveilleux; (1faut lire cela au roi; répétez-moi encore cet en-droit; est-ce là ce que M. Racine m’a lu? 11 a étésur-tout extrêmement fraj^pé de ces vers que vous