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Tome V.
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A SON FILS.

Soi

toute la petite famille, que M. Despréaux régalale mieux du monde. Lnsuite il mena Lionval etMadelon clans le bois de Boulogne, badinant aveceux, et leur disant qu’il vouloit les mener perdre :il n’entendoit pas un mot de tout ce que ces pau-vres enfants lui disoient ; c’est le meilleur hommedu monde.

M. Hessein a un procès assez bizarre contre unconseiller de la cour des aides, dont les chevauxayant pris le frein aux dents, vinrent donner tèteLaissée dans son carrosse qui marchoit fort paisi-blement. Le choc fut si violent que le timon duconseiller entra dans le poitrail d’un des chevauxde M. Hessein, et le perça de part en part, en tellesorte que le pauvre cheval mourut au bout d’uneheure. Il a fait assigner le conseiller, et ne doutepas qu’il ne le fasse condamnera payer son cheval.Faites part de cette aventure à M. l'ambassadeur;mais qu’il se garde bien d’en plaisanter dans quel-que lettre avec M. Hessein, car il prend la chosefort tragiquement.

LETTRE XLVII.

Taris, 10 novembre 1698.

J akrive de Melun fort fatigué. J’avois cru quel’air me fortiiieroit, ruais je crois que l’ébranlementdu carrosse m’a beaucoup incommodé. Je ne laisseRacine. 2.Ô